Le Courrier Médical et Psychiatrique de Kinshasa

ANNIVERSAIRE ET MEMOIRE D’UNE VIE

 

 

  

            Johannesburg  RSA                         Kinshasa   RDC             Décembre 2011

 

Oui, un anniversaire !

 

Il est né, un certain 27 Décembre 1945, de la dame PEMBA Rosalie et d’un certain KASIAMA, un enfant, un garçon du nom de KASWA KASIAMA Jean.

Maman Pemba

 

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Deux jours après la naissance de JESUS CHRIST, voilà qu’arrive Jean son petit-frère ; sauf que celui-ci nait à KIKWIT, dans la province à l’époque du KWILU, au Congo Belge. Ce nouveau-né n’est personne d’autre que le Docteur Jean KASWA KASIAMA. Oui, c’est bien moi.

 

Alors qu’avant les anniversaires ne me disaient rien, aujourd’hui, pour moi, l’occasion est belle pour réfléchir  comme à chaque fois des personnes se mobilisent autour de moi. depuis un certain temps, Je garde alors quelques grands et bons souvenirs. Désormais, chaque année est organisé mon anniversaire.

                               trois de mes petits-enfants   25 décembre 2011 Kinshasa

 

De tous ces événements, je garde surtout en mémoire certains anniversaires :

  1. Un jour, en 1975, je rentrais à 16 heures de KINSHASA pour KOLO-Fuma, cité agro-industrielle, Jules Van LANKER, à ce moment-là Unité Agro-industrielle Présidentielle de Nsele. En ma qualité de médecin de la place à ce moment-la, je m’étais déplacé le 26 décembre 1975 pour acheter à KINSHASA  des médicaments pour l’hôpital. Lorsque je regagne KOLO-FUMA le 27 décembre  à 16H, quelle ne fut pas ma surprise : chez moi, dans ma parcelle un monde fou. Tous les cadres de l’usine, du Directeur Général aux travailleurs, congolais et expatriés, étaient dans la parcelle, chacun dans son coin, dans la cour, en train de faire la cuisine avec du bois. Cette année-là étant l’année de la femme, toutes se reposaient, et seuls les hommes contraints de travailler.Moi qui n’étais au courant de rien, je venais alors d’être informé que c’était bien le 27 décembre, jour de mon anniversaire. Tout était improvisé à mon insu et les amis avaient seulement voulu me faire une surprise ! J’ai pleuré de joie, parce que je ne le savais pas, la population de KOLO m’aimait beaucoup. Pour ces personnes, c’était la première fois qu’elles avaient un médecin affecté à leur Centre hospitalier.
  2. Une autre fois, il y a quinze ans, je rentrais de la cité, le soir pour chez moi, au plateau des Professeurs, à l’Université de KINSHASA. Une fois arrivé à la maison, j’ai trouvé une foule d’amis, voisins et connaissances, en train de manger et de boire ! je n’étais au courant de rien. En entrant dans la parcelle, tout le monde crie et chante : « Bonne anniversaire ». c’était un 27 décembre. A minuit, je devais fausser compagnie à tous ces amis à cause d’un autre événement heureux, aux cliniques universitaires de KINSHASA.  A 0H04, une fille, la dernière de la famille va naitre ; son nom KASWA MARYSE. Chaque année, après avoir fêté mon anniversaire, le lendemain, c’est le sien.                Résidence              Plateau Université de Kinshasa
  3. En 2002, alors Médecin Directeur-adjoint au Centre Neuro-Psycho-Pathologique (CNPP) de l’Université de Kinshasa, je suis invité par mon Département de psychiatrie à la cafeteria de l’hôpital. Lorsque j’entre dans la salle, à mon grand étonnement, je suis accueilli par des cris et chansons. C’est mon anniversaire, le 27 décembre, je ne le savais pas. Le chef de Département de psychiatrie, le Professeur Dr KISALA YA BASSY à tenu à organiser mon anniversaire. A cette occasion, des gâteaux m’ont été offerts dont une cravate que je garde encore aujourd’hui.
  4. L’année dernière 2010, c’est le tour de mes petits-enfants, 15 au total. Je me suis retrouvé parmi eux, chez moi pour pleurer de joie.
  5. Cette année 2011, à Minuit, j’ai commencé par me mettre à genoux pour remercier le Tout Puissant pour m’avoir accordé cette grâce DE VOIR LES ENFANTS DE MES ENFANTS. Avec eux, j’ai 3 générations, avec les enfants de mes nièces 4. Ma mère, encore en vie, connait 5 générations. J’ai beaucoup prié pour elle.  Déjà à 5H du matin, des  SMS et des coups de fils venaient de partout : Afrique du Sud, Angola, Maniema, Kinshasa.

 

debout: Maryse, la dernière. assise Aurelie l'avant dernière et 3 de mes petits-enfants

 

Aujourd’hui, je suis ravi, je me sens heureux, peu importe de quoi sera fait la journée de demain. Chaque seconde est une vie, vivre ce n'est pas seulement manger, danser, dormir; vivre c'est aussi souffrir et pleurer. Je me remet, alors, à DIEU, le Tout Puissant.

 

 

Jean KASWA KASIAMA

 

Pour les intimes:

 

Ya JEAN pour certains

 

DOCTA pour d’autres



27/12/2011
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